Hadopi 2

Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 18:15
- Publié dans : Hadopi 2
Société 2.0 -

La décision vient de tomber, et elle n'est pas favorable aux internautes. Les sages ont validé le texte du projet de loi Hadopi 2, et repoussé l'essentiel des arguments défendus par l'opposition contre l'ordonnance pénale ou la suspension de l'accès à Internet.

Mise à jour : notre première analyse de la décision est en ligne.

 

C'est une fumée gris foncée qui est sortie des cheminées du Palais-Royal... Les sages, enfermés toute la matinée derrière les portes scellées du Conseil Constitutionnel, ont fait connaître au peuple leur décision. C'est un "oui", avec une petite réserve. Ils valident l'essentiel de la  loi de protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet, la fameuse Hadopi 2, à l'exception de l'article 6.II sur la possibilité pour le juge des référés de se prononcer sur les dommages et intérêts.

 

C'est une victoire politique pour Nicolas Sarkozy, qui avait promis qu'il irait "jusqu'au bout" pour faire adopter le projet de loi. Peu importe, finalement, s'il est ou non appliqué dans les faits. L'essentiel était le message adressé aux Français : ne piratez plus, ou votre accès à Internet sera suspendu.


Le communiqué du Conseil Constitutionnel :

 

Le 22 octobre 2009, par sa décision n° 2009-590 DC, le Conseil constitutionnel a examiné le recours dont il avait été saisi par plus de soixante députés à l’encontre de la loi relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet dite « Loi Hadopi 2 ».

 

À la suite de la loi du 12 juin 2009 dite « Hadopi 1 », partiellement censurée par le Conseil constitutionnel (n° 2009-580 DC du 12 juin 2009), la loi « Hadopi 2 » poursuit deux orientations principales. D’une part, elle soumet le jugement des délits de contrefaçon commis sur internet à des règles de procédure pénale particulières. D’autre part, elle institue deux peines complémentaires, délictuelle et contraventionnelle, de suspension de l’accès à un service de communication au public en ligne.

 

Les députés requérants contestaient ces orientations et soulevaient des griefs à l’encontre des articles 1er, 6, 7, 8 et 11. Le Conseil a rejeté l’ensemble de ces griefs à l’exception de celui dirigé contre l’article 6.II de la loi. Il a, sur ce point, censuré la disposition relative au prononcé de dommages et intérêts civils par le juge de l’ordonnance pénale.


I – L’article 1er de la loi porte sur la HADOPI et les pouvoirs de ses membres et de ses agents. Les requérants soutenaient que ces dispositions étaient obscures et ambiguës et demandaient au Conseil constitutionnel de les interpréter. Le Conseil a écarté ce grief au regard des termes clairs de la loi qu’il incombera aux autorités judiciaires d’appliquer.

 

L’article 6 institue une procédure pénale spécifique applicable aux délits de contrefaçon commis par internet (jugement à juge unique et procédure simplifiée de l’ordonnance pénale). Le Conseil constitutionnel a déjà eu l’occasion de juger cette procédure conforme à la Constitution (Décision n° 2002-461 DC du 29 août 2002). Il a confirmé cette jurisprudence et écarté les griefs des requérants contestant cette procédure pénale.

 

L’article 7 instaure une peine complémentaire, délictuelle, de suspension de l’accès à internet. Cette instauration ne méconnaît ni le principe de nécessité des peines ni le principe d’égalité devant la loi. Elle n’est notamment pas caractérisée par une disproportion manifeste entre l’infraction et la peine
encourue. Son instauration relevait donc du pouvoir général d’appréciation du législateur.

 

L’article 8 instaure la même peine complémentaire de suspension de l’accès à internet en matière contraventionnelle. Il reviendra au pouvoir réglementaire de définir les éléments constitutifs de cette infraction, dont le Conseil constitutionnel n’est pas saisi. Dès lors, le grief ne pouvait qu’être écarté.


II – Le Conseil constitutionnel a censuré les dispositions de l’article 6.II de la loi permettant au juge de statuer par ordonnance pénale sur la demande de dommages et intérêts. Il a jugé que rien ne s’opposait à cette orientation mais qu’il incombait alors au législateur de fixer dans la loi les règles applicables et non de les renvoyer au décret. L’article 34 de la Constitution réserve en effet à la loi le soin de fixer les règles de procédure pénale. En l’espèce, le législateur a méconnu sa compétence ne fixant pas lui-même les précisions nécessaires à l’application de la loi. En conséquence, le Conseil constitutionnel a censuré, pour incompétence négative, à l’article 6.II de la loi, le deuxième alinéa de l’article 495-6-1 du code de procédure pénale.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Par Nicolas - Communauté : Contre Hadopi
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 11:39
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Société 2.0 -

Très engagée contre le projet de loi Hadopi 2, plus encore que contre la première mouture de la riposte graduée, l'association Reporters Sans Frontières (RSF) a transmis une note juridique au Conseil constitutionnel sur les motifs d'inconstitutionnalité de la loi. Elle est cinglante.

C'est pour l'association un des motifs qui l'a conduit à faire reculer la France au 43ème rang des pays protégeant la liberté de la presse, et plus globalement la liberté d'expression. Très hostile au projet de loi Hadopi 2, Reporters Sans Frontières (RSF) a transmis au Conseil constitutionnel une note juridique sur les motifs d'inconstitutionnalité du projet de loi défendu par Frédéric Mitterrand et Michèle Alliot-Marie.

La note de cinq pages denses, rédigées par un comité de professeurs de droit et d'avocats, conteste la conformité à la constitution du projet de loi sur quatre grands axes :

  1. L'absence de nécessité de la loi : la suspension de l'accès à Internet est selon RSF une mesure "non adaptée et non nécessaire à l'objectif poursuivi". "La liberté d'expression doit faire l'objet d'une attention toute particulière car c'est bien elle, et non le droit de propriété, qui est en danger aujourd'hui face à une lutte pour la protection des droits d'auteurs qui se trompe de cible", note la fondation qui insiste sur la nécessité de "trouver un équilibre entre deux droits fondamentaux". Pour elle, "la suspension de l'accès à Internet est contraire à la Constitution, et plus particulièrement à l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen puisque portant atteinte à la liberté d'expression. Cette sanction ne peut être justifiée que si elle se révèle strictement et évidemment nécessaire et adaptée à l'objectif poursuivi".
  2. La création d'une nouvelle infraction contraire aux principes constitutionnels : RSF estime que le nouveau délit de "néligence caractérisée", créé par la loi Hadopi 2, "piétine tous les principes fondamentaux de la procédure pénale". "Cette disposition viole l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, prévoyant que la loi soit établie préalablement au délit, et contredit la jurisprudence du Conseil Constitutionnel, qui exige qu'un texte de loi soit suffisamment précis". Il pose aussi un problème de preuve pour l'abonné qui se voit reproché une négligence : "Comment prouver, de bonne foi, que la tentative de sécurisation a échoué ?". RSF prend l'exemple du piratage de la Bbox, qui "montre la dangerosité de cette nouvelle sanction". L'association estime que l'obligation d'installer un pare-feu homologué par l'Etat, pour s'exonérer de toute responsabilité, serait une "intervention étatique illégitime dans la liberté individuelle contraire à l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen". Pour elle, "la loi admet implicitement qu’il est presque impossible de prouver la responsabilité de l’internaute, et fait peser contre celui-ci une présomption de culpabilité".
    RSF critique ainsi la mise en oeuvre d'une "présomption irréfragable de culpabilité". "Le titulaire d'accès à Internet est considéré comme coupable, jusqu'à preuve du contraire, preuve d'autant plus difficile qu'il devra lui-même l'apporter". Un point contraire à l'article 9 de la Déclaration des Droits de l'Homme, qui fait partie du bloc de constitutionnalité observé par le Conseil.
    Enfin, RSF estime que la sanction viole le principe de personnalité des délits et des peines, puisque "c'est l'ensemble des locataires d'un logement partagé, l'ensemble de la cellule familiale qui seront concernés par la sanction. Etre condamné pour un fait que l’on n’a pas commis constitue une violation des articles 7, 8 et 9 de la DDHC".
  3. La procédure : RSF considère que le recours à l'ordonnance pénale, procédure accélérée sans audition préalable du prévenu, ne permet pas les "garanties suffisantes" en matière de protection des droits de la défense. Elle juge le choix de l'ordonnance pénale "extrêmement dangereux", puisque "cette procédure express soulève des inquiétudes sur l'impartialité, l'efficacité et l'expertise nécessaires à l'examen de dossiers aussi complexes que ceux liés au téléchargement illégal". Elle rappelle qu'il est beaucoup plus difficile de déterminer l'auteur d'un téléchargement que de constater un simple excès de vitesse, qui fait l'objet d'une procédure accélérée. "Le juge du tribunal correctionnel sera tenu de se prononcer sur des investigations effectuées par l'Hadopi, titulaire de prérogatives de police judiciaire, pour une instruction du dossier à charge puisque c'est à l'internaute de prouver qu'il n'est pas responsable des infractions reprochées."
  4. L'atteinte au principe d'égalité devant la loi : "La surveillance effectuée par l'Hadopi concerne le réseau Peer to peer mais ne s'appliquera pas aux systèmes plus complexes et élaborés tels que les Newsgroupes ou les VPN", rappelle RSF, qui estime donc que "les internautes aguerris ne seront pas inquiétés outre mesure". Par ailleurs, elle note que "la sanction ne s’appliquera pas de la même manière entre les personnes reconnues coupables", puisque seuls les internautes en zone dégroupée pourront voir leur accès suspendu, "ce qui est une atteinte au principe d’égalité devant la loi défini à l’article 6 de la Déclaration des Droits d l’Homme et du Citoyen". De même, Frank Riester avait prévenu que "l’accès à Internet ne serait pas coupé s’il est fait un usage professionnel de celui-ci par l’internaute reconnu coupable", alors que "le droit d'un particulier et d'un professionnel à la liberté d’expression reste le même". Pour RSF, "cette discrimination est contraire aux articles 6, 10 et 11 de de la DDHC".
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Par Nicolas - Communauté : Contre Hadopi
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 07 2009 13:54
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Comme tous les autres, le texte suivant est libre de droits et librement diffusable - c'est même recommandé ;)


Heureusement pour notre Président bien-aimé (joke of course), il existe plusieurs moyens de faire plaisir à ses amis des différents lobbies, amis qu'il fréquente assidûment, et qui doivent lui rappeler très souvent qu'ils ont - très certainement mais je n'ai pas de preuves - alimenté en argent frais sa campagne présidentielle de 2007. Donc, pour pouvoir contenter tout le monde, notre Nabot en chef a dû faire appliquer certaines "petites" modifications.

1) Les Artistes Part. 1 (attention, cette catégorie englobe toutes sortes d'artistes ou prétendus artistes)

 

Pour contenter ses amis artistes, tels que Johnny Hallyday (qui, rappelons-le, paye ses impôts oui, mais pas en France), il décide de mettre en place un bouclier fiscal à 50%. Les implications de cet abaissement du bouclier se comptent en millions d'euros de perte pour les caisses de l'État. Mais bon, ce n'est pas grave, puisque les caisses sont vides d'après Sarkozy...

2) Les Banques et la Crise

 

Pas si vides que ça les caisses de l'État, puisque, pour faire plaisir à ses amis banquiers, notre cher Président leur fournit une garantie à hauteur de plusieurs milliards d'euros, tout ça pour les sortir de la crise. En échange, les banques ne prêtent plus ou prêtent beaucoup moins aux particuliers, mais que voulez-vous, c'est la Crise...

Et pendant ce temps là, les français crèvent la dalle, mais bon, ça Nico il s'en contrefout. Seuls ses amis et lui-même comptent. Les français vivent très bien avec le Smic, c'est bien connu.

3) L'industrie automobile

 

Toujours grâce à des caisses vides, on aide les amis de l'industrie automobile, bah oui, ils ont besoin d'argent sinon ils vont être obligés, les pauvres, de délocaliser. Allez, encore quelques milliards, on est plus à ça près hein.

4) Les Artistes Part. 2 (même remarque qu'au dessus)

Sous la pression de sa femme et de ses amis - enfin, ceux de sa femme - Sarko commande une nouvelle loi à double-tranchant : Hadopi. Soutenue par la ministre de la Culture de l'époque, Christine Albanel, la loi est "malheureusement" pour Nico, retoquée au Conseil Constitutionnel. N'empêche, on va quand même promulguer ce qui reste. Albanel saute par la même occasion, et Nico propulse Frédéric Mitterrand en lieu et place de la malchanceuse, avec pour ordre de mission de mettre en place le volet répressif d'Hadopi 1 rejeté par le Conseil Constitutionnel. Et voilà donc Hadopi 2 qui porte un nom bien différent : "Loi de Protection pénale de la Propriété littéraire et artistique sur internet".

Afin d'aider Frédo dans sa tâche difficile - et surtout parce qu'il n'y connaît pas grand chose - Nico demande à Michelle Alliot-Marie (MAM pour les intimes, bien qu'on n'ait pas vraiment envie de l'être avec elle...), alors Garde des Seaux (sots ?), d'assister Frédo. Et en un sens, cela vaut mieux, car même si FM est un excellent orateur, les contre-vérités n'ont de cesse d'être citées par lui. Si bien qu'à l'heure actuelle, les seules remarques de FM pendant les débats à l'Assemblée Nationale, ne se bornent qu'à répéter mot pour mot ce que le rapporteur Franck Riester dit - le même rapporteur que pendant Hadopi 1.

On assiste alors à une pluie d'amendements de la part de l'Opposition, qui ne compte pas laisser passer Hadopi 2. Évidemment, tous les amendements importants sont systématiquement rejetés ("Défavorable" est le seul mot de son vocabulaire avec lequel Riester parvient à jongler convenablement). FM n'est qu'un pantin dans l'Hémicycle, lieu où il n'a forcément pas sa place tellement il y apparaît décalé. 


Le double-tranchant dont je parlais plus haut, je l'explique : ce projet de loi n'a pas comme but d'aider les artistes, non. Le but est, je le rappelle, de pouvoir poser les jalons et prémices du Filtrage du Net. Internet étant le seul média sur lequel Sarkozy n'ait aucun contrôle à l'heure actuelle. Et cela lui fait peur, car sur Internet, il y a énormément de contestation. Et ça, c'est très gênant pour celui qui se prend pour un Empereur, pour un Roi. Le Peuple DOIT se taire et acquiescer à toutes ses décisions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises... mais surtout mauvaises.

Aujourd'hui, les internautes ne sont plus des citoyens français, mais des FRAUDEURS en puissance - d'après FM qui s'est rattrapé depuis en affirmant que "nous n'en avons pas après tous les internautes, seulement les fraudeurs..." : mon oeil ! Et que leur fait-on aux fraudeurs ?

- on les accuse sur le seul fait que leur IP a été relevée procédant à un téléchargement "dit" illégal ;
- s'ils n'ont pas sécurisé leur ligne - via un logiciel non interopérable et payant - ils sont coupables ;
- on leur suspend l'abonnement internet jusqu'à 1 an - mais bon, ce n'est rien l'abonnement à internet pour FM et ses compères, les gens peuvent payer - AHAHAH bien fait, PAYEZ bande de couillons !!! ;
- on les oblige de continuer à payer l'abonnement au FAI alors qu'il n'y a plus de service rendu (un droit opposable tout à fait inédit dans le droit des contrats !!!) ;
- ils peuvent  être poursuivis au pénal par les ayant-droits ;
- ils peuvent être emprisonnés jusqu'à 3 ans ;
- ils peuvent payer jusqu'à 300 000 euros d'amende ;
- ils peuvent payer une "amende" jusqu'à 3 500 euros ;
- aucun recours possible... etc...

Non non, "on" ne veut pas faire la peau aux internautes, c'est clair.

Quels sont les critères sur lesquels s'appuieront les juges (enfin, LE juge qui prononcera l'ordonnance pénale) ?


5) Les Vrais Amis

En fait, il ne s'agit pas de faire plaisir aux artistes. Il s'agit de faire plaisir aux lobbies de l'industrie culturelle, dont le modèle économique est obsolète, et qui ont peur pour leurs petits sous... Tout ça parce qu'ils ont été incapables de prendre le train en marche. Dommage.

Malheureusement, Nico et ses amis du Fouquet's ne se rendent pas compte de ce qu'ils vont déclencher - et ont déjà déclenché. En effet, les Internautes ne sont pas des moutons, contrairement à une majorité d'autres français et de députés UMP godillots tout juste bons à voter contre des amendements et pour des lois liberticides.

Déjà, de nombreux moyens de contournement de la "loi" existent. Seuls les moins au courant seront pris dans le piège de l'Hadopi(re). Ce qui est absolument scandaleux, car il y aura forcément inégalité devant la loi, du fait des connaissances plus ou moins importantes en matière informatique des prévenus. D'autant que ce sont les accusés qui devront faire la preuve de leur innocence (adieu la présomption d'innocence). 



Espérons simplement que cette aberration soit à nouveau censurée par le Conseil Constitutionnel en septembre ou octobre prochain. Le Conseil d'Etat sera lui aussi saisi par les députés de l'Opposition. 

Par Nicolas
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 07 2009 14:44
- Publié dans : Hadopi 2
Au vu de l'organisation très bancale des débats à l'Assemblée Nationale ce mardi, mais aussi - et surtout - parce-que Copé n'a pas été capable de réunir l'ensemble de son groupe (UMP) dont, rappelons-le, une partie est totalement opposée à l'application d'une loi considérée comme anticonstitutionnelle... par le Conseil Constitutionnel lui-même, pas seulement par tous ceux qui sont diamétralement opposés à Hadopi 2 - ou "Loi de Protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet" - titre pompeux porté par le non moins pompeux Frédéric Mitterrand, tout juster propulsé en lieu et place de feue Christine "anéfé" Albanel, afin de servir de bouc-émissaire pour Sarkozy qui s'entête dans son absurde volonté de mettre en place une loi lui permettant de faire main-basse sur Internet, dernier "média" ne se trouvant pas - encore - sous ses ordres. Il suffira de voir comment l'information sur les débats à l'AN est retransmise sur TF1, F2 ou M6, pour voir à quel point ces "médias" sont sous la coupe de Notre Président le Nabot-Bien-Aimé.

Bref, il a donc été décidé de reporter le Vote Solennel au courant du mois de septembre 2009, ceci laissant le temps à Copé de rassembler les troupes, histoire de mettre une claque à l'Opposition... Soit-dit en passant, c'est exactement ce que l'Opposition souhaitait : un vote en septembre (vote dont on n'a aucun doute quant à la finalité), afin de saisir ensuite le Conseil Constitutionnel à nouveau, dont la décision sera bien plus médiatisée en septembre/octobre qu'en Août.

En attendant, les débats autour des amendements (reste à savoir combien sur les 800 ont été retenus) devraient se poursuivre cet après-midi et jusqu'au 24 au soir, à l'Assemblée Nationale.
Par Nicolas - Communauté : Contre Hadopi
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 07 2009 10:06
- Publié dans : Hadopi 2
Alors que le projet de loi dit  "Création et Internet" sera représenté dès demain mardi devant l'Assemblée Nationale, l'Opposition ne cache plus son jeu. Elle va utiliser la bonne vieille méthode de l' "obstruction". En effet, à ce jour, 536 amendements au projet de loi ont été déposés par les socialistes, verts et communistes. La méthode choisie consiste donc à mettre en place toute une série de débats à rallonge, de manière à faire reporter le vote d'Hadopi 2 au mois de septembre, pour la rentrée parlementaire, devant la volonté gouvernementale rappelée le 22 juin dernier :

"Le président de la République a annoncé devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles qu’en matière de défense du droit d’auteur, il irait « jusqu’au bout ». Le résultat est un projet de loi bâclé, inefficace, inapplicable et qui ne se traduira par aucun revenu supplémentaire pour les artistes et ayants droits. Du fait de la censure du Conseil Constitutionnel du 10 juin 2009, toute suspension de l’accès à internet en tant que sanction ne peut résulter que d’une décision de justice. Le choix fait par ce projet de loi est celui d’un recours au juge a minima : les agents de la commission de protection des droits de la HADOPI se voient conférer des pouvoirs de police judiciaire, l’essentiel des affaires seront traitées par ordonnance pénale (procédure écrite et non contradictoire) et en toutes circonstances l’examen se fera par un juge unique. En résumé, une justice qui se veut expéditive. Cet amendement renomme le présent projet de loi en mettant en avant ces éléments".  [source : pc inpact]

Gageons que les débats, à partir de demain jusqu'à vendredi midi, risquent d'être fortement animés. Nous suivrons, bien entendu, ces derniers de près, afin de vous tenir informés.
Par Nicolas - Communauté : Contre Hadopi
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