Mercredi 6 mai 2009
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Lu ce soir sur
Ecrans.fr :
C’est le premier martyr d’Hadopi.
Cet homme de 31 ans, Jérôme Bourreau-Guggenheim, responsable du pôle innovation web de TF1, a été, selon nos informations, licencié pour avoir critiqué le projet de loi Création et Internet.
Allons bon. Mais il y a mieux : si Jérôme Bourreau-Guggenheim a été viré par la Une, c’est suite à une dénonciation du... ministère de la Culture dont l’hôte, Christine Albanel,
est l’artisan de la fameuse loi qui doit réprimer le téléchargement illégal.
Mais la chaîne qui a abouti au licenciement ne serait pas complète sans mentionner la députée UMP de Paris Françoise de Panafieu : c’est auprès d’elle que, par mail, Jérôme
Bourreau-Guggenheim s’est ouvert de ses critiques envers Hadopi. Critiques transmises au ministère de la Culture qui les a transmises à TF1.
Résultat : à la porte.
[NDLR : la réponse à cette nouvelle de la part de TF1 n'a pas tardé. Sachez aussi qu'il est inutile d'aller y poster votre commentaire,
TF1 pratique une censure très efficace sur chaque commentaire posté - d'ailleurs à l'heure où je vous parle ils ont tous été effacés, même ceux qui n'étaient ni agressifs, ni insultants]
La réponse de TF1
Bonjour,
Le Groupe TF1 a toujours manifesté une position de soutien au projet de loi " Création et Internet " HADOPI pour mettre en place un système de réponse graduée
contre le piratage.
TF1 est le seul groupe audiovisuel à avoir engagé des procédures contre le piratage de ses oeuvres et pour défendre la création et la production françaises ainsi que
les intérêts des ayants-droits.
C'est dans ce contexte que les prises de position particulièrement radicales exprimées publiquement à plusieurs reprises, en cette qualité, par le Responsable du Pôle Innovation Web de TF1, ont conduit l'entreprise à se séparer de ce responsable pour deux raisons :
- elles sont contraires aux déclarations officielles du groupe TF1, notoirement en faveur de cette loi,
- elles sont incompatibles avec ses responsabilités au sein d'e-TF1, filiale du groupe en charge, également, de la lutte contre le piratage sur internet.
L'entreprise déplore d'avoir été contrainte de mettre sur la place publique une décision qui concerne l'un de ses collaborateurs dans une affaire
strictement interne.
Cordialement,
Emmanuel
L'équipe TF1 & VOUS
Par Nicolas
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Publié dans : Danger
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Mercredi 6 mai 2009
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[Source et article complet : Numerama]
Une nouvelle fois contre toute attente, le Parlement européen a rejeté mercredi matin le compromis Trautmann et adopté la version originelle de l'amendement Bono (138/46), qui fait obligation aux
états membres de passer par un ordre préalable de l'autorité judiciaire avant toute suspension de l'accès à Internet.
C'est une immense victoire du Parlement contre l'Hadopi, si la France ne force pas une conciliation pour retarder l'adoption du Paquet Télécom de plusieurs mois.
Sous la pression très forte des citoyens, le Parlement a dû inverser l'ordre des
votes, pour se prononcer d'abord sur l'amendement Bono. Il a été adopté par 407 voix contre 57, et 171 absentions. "Les eurodéputés - à l'exception notable
des membre de l'UMP - ont ainsi réaffirmé leur attachement à la défense des droits des internautes", s'est félicité l'eurodéputé Guy Bono. "A un mois des élections
européennes, c'est un signe fort ! Contrairement à ce que semble penser l'UMP et sa ministre de la Culture, l'avis du Parlement européen ne vaut pas rien !"
"C'est une nouvelle claque pour Sarkozy et le gouvernement français ! Le Parlement a dit non à Sarkozy autant sur le fond que sur la forme! Les eurodéputés ont dit non à la
riposte graduée et non aux pressions inadmissibles exercée par la France sur le premier organe démocratique du continent européen !"
"Quand l'Europe veut, l'Europe peut", ironise-t-il en référence au tract de l'UMP pour les élections européennes.
Par Nicolas
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Publié dans : Europe et Droits
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Mardi 5 mai 2009
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09:40
Comme pour les autres textes écrits par votre serviteur, celui-ci est libre de droits, vous pouvez le copier, le coller, le diffuser où vous voulez, c'est même recommandé. Merci de votre
fidélité.
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Pourquoi des guillemets à débats dans le titre ?
Parce-que, tout simplement, je n'ai pas eu l'impression qu'il était question de débats. Il s'agissait plus de monologues de l'Opposition que de véritables échanges.
On avait bien compris, grâce aux interventions de Copé - voir la citation ci-contre - et de Riester mercredi dernier, que le principe de
l'UMP serait de rejeter, consciencieusement, tous les amendements déposés par l'Opposition, qu'ils aillent ou non dans le sens des désirs de Sa Majesté Nicolas 1er, de son Exécutrice
Christine Albanel, ou des bouffons de l'Assemblée Nationale que sont Gosselin et Jean-Luc Warsman. Heureusement, Ouaf-ouaf, alias La Voix de son
Maître, alias Franck Riester, était là pour appuyer chacun des avis défavorables par des arguments imparables... Ah non, me dit-on, j'ai tort : il n'y avait
aucun argument valable ou imparable du côté de la Majorité. Autant pour moi alors. Zut.
Comme Numerama l'a souligné dans son dernier article, les "Mousquetaires" de l'Opposition se sont trouvés renforcés par la présence du Député de Val-et-Marne, Jean-Yves le Bouillonnec, expert juridique.
Il était fort intéressant de voir, mais surtout d'écouter tous les arguments qu'il a utilisé pour démonter l'ensemble du dispositif "Hadopi". Prouvant très nettement que le texte était
anti-constitutionnel sur plusieurs points, à commencer par le non-respect des droits de la défense et l'application d'un nouveau principe créé par le projet de loi : la présomption de
culpabilité.
Le désir de la Majorité de boucler le projet de loi au plus vite est flagrant - d'ailleurs, la Présidente de séance, dont l'impartialité pourrait être très largement remise en cause
(Catherine Vautrin - UMP), a fait tout son possible pour expédier manu militari la plupart des amendements. Malheureusement - pour la Majorité - il reste encore de très nombreux
amendements, que l'Opposition ne manquera pas de prendre le temps d'expliquer - en faisant dûrer les débats aussi longtemps que possible.
Mais, de par le nouveau coup bas venant d'être porté à
l'amendement Bono, on peut très nettement s'inquiéter de l'avenir de ce dernier, qui était l'un des seuls remparts, hormis le Conseil Constitutionnel, à la mise en place dans de courts délais,
de la loi Hadopi.
Reprise des débats en fin d'après-midi, après les questions au gouvernement.
Pour un résumé complet des débats d'hier soir, c'est du côté de Numerama.
Lundi 4 mai 2009
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Non, c'est pour rire, juste un petit clin d'oeil à la présence, à nouveau, de la très au faîte de l'actualité numérique et des dernières données technologiques... Je
veux bien entendu parler de Marland-Militello. Ah, quelle chance avons-nous contre ses arguments imparables, sa volonté affichée de défendre les droits des internautes (en instaurant une loi
liberticide qui ne les défend pas, bien au contraire), sa connaissance sans failles des systèmes de partage qu'on peut trouver sur le net ?
Ah, franchement, je crois que le débat est fichu pour nous, qui nous opposons à Hadopi !
Anéfé, MMM - comme ses collègues de l'UMP (ceux qui n'écoutent rien ni personne à part les Majors) Gosselin, Riester et Albanunuche - détient LA vérité ultime. Elle sait comment protéger
les Droits des Internautes et des Créateurs ! "Le droit à la vie privée des internautes est protégé dans Hadopi" ose-t-elle affirmer haut (trop haut, aïe mes oreilles !) et fort (comme son poto
Gosselin, une autre grande gueule). Malheureusement, en plus de raconter des salades à un public conquis, MMM ne sait même pas se relire correctement : un comble
pour un député !
Agenouillons-nous donc humblement devant tant de justesse et de phrases tellement recherchées.
En attendant, la reprise des "débats" fut d'une tristesse et d'un ennui sans limites, comme nous le rappelle Numerama : "Oubliées, les grandes envolées politiques de la soirée de mercredi dernier, et l'Assemblée remplie de députés UMP venus laver l'affront et de socialistes venus
montrer que leur mobilisation contre le texte restait entière. Lundi, les députés ont entamé dans un calme étonnant la discussion en seconde lecture des articles du projet de loi Création et
Internet. Dans une assemblée riche d'une petite vingtaine de députés.
Privés de parole lors de la
discussion générale, les députés UMP Lionel Tardy, Christian Vanneste et Alain Suguenot, opposés à la loi Hadopi, ont cette fois pu s'exprimer librement. Même Frédéric Lefebvre a gardé son sang
froid pour leur porter la contradiction, tandis que Christine Albanel, résolue la semaine dernière à ne plus "perdre de temps" à défendre son point de vue, a répondu aux questions de l'opposition
pour expliquer les raisons qui la poussait, un à un, à rejeter chacun des amendements présentés." [Source : Article complet ici]
Bref, les débats reprenant dans quelques instants, j'y retourne envers et contre tous et vous relaterai, autant que possible, ce qu'il en ressortira (pas grand
chose, le vote étant a priori déjà plié).
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